Histoire

Le nom de l’île de Sainte Marie vient de « Santa Maria ». Il a été attribué initialement par les premiers navigateurs portugais au XVIe siècle. Ils découvrirent l’île, le jour de l’assomption, tout en échappant à un naufrage. Comme il était d’usage, ils donnèrent à l’endroit découvert le nom du saint du jour : « Santa Maria ». Le nom malgache de cette île, Nosy Borah, signifie “île de Ibrahim”. Une légende raconte qu’un homme, nommé Abraham, débarqué sur l’île, fut attaqué par un groupe de femmes. Pour cette raison, l’île est également connue sous le nom de Nosy Mbavy (Île de la femme).

Les premiers Occidentaux à s’installer sur l’île furent des pirates, principalement britanniques et français. Sainte Marie était située sur deux importantes routes commerciales du XVIIe siècle : celle de la Mer Rouge et celle de l’Océan Indien. Sainte Marie devint une base populaire pour les pirates qui pillaient les flottes marchandes de retour de l’est de l’Inde du XVIIe au XVIIIe siècle. L’île aux Forbans, située au cœur de la baie d’Ambodifotatra, la capitale de Sainte Marie, verra séjourner des figures légendaires de la piraterie telles que : Robert Culliford, John Avery, Christophe Condent, Thomas Tew, William Kidd, et Olivier Le Vasseur. Les pirates s’intégrèrent à la population locale, donnant naissance à un groupe ethnique métissé, qui a pris le nom de Zana-Malata. De nombreux vestiges de cette histoire subsistent à Sainte Marie. Par exemple, dans la baie des Forbans gisent encore, à quelques mètres de fond, plusieurs dizaines vaisseaux-pirates authentiques.

Depuis des centaines d’années, l’histoire du Capitaine Kidd nourrit les imaginaires. Stevenson s’en est ainsi largement inspiré pour son roman « L’Île aux Trésors ». L’Adventure Galley est encore à Sainte Marie, le bateau a été retrouvé en 2001, coulé à quelques mètres de l’île aux Forbans. Aujourd’hui encore, les recherches se poursuivent, des livres et des articles s’écrivent, une carte aux trésors circule mais le mystère du trésor caché de William Kidd demeure toujours irrésolu comme celui d’Olivier Le Vasseur…